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GUERRE DES SAVOIRS ET GUERRE DES LANGUES L'accès au lexique polynomique D, R, F, DF (Fossat-2024 vol. 2 les données ) constitue la face langagière de ce que Bruno Besche-Commenge 2024 appelle, à juste titre une "guerre des savoirs" (Besche-2024 chapitre 1). Les usagers des campagnes, bergers éleveurs, principalement, mais aussi commerçants, jusqu'au 19ième siècle , échangeaient en "patois", autrement dit en langues vernaculaires, qu'il s'agisse du picard en Picardie, du Lorrain germanophone ou francophone en Lorraine, de l'occitan en Gascogne et Languedoc. La connaissance du Français , devenu langue nationale généralisée, marque un "progrès" du point de vue de la politique nationale; il en va de même en Espagne: comme en Andorre, Aragon, Galice etc.; et en Italie où avant la généralisation de l'italien langue nationale, on échangeait qui en napolitain, qui en piémontais; en Andorre, s'agissant de la guerre des langues: andorran, contre espagnol; de même en Belgique romanisée et germanisée, avec la guerre des parlers romans (le wallon du Hainau contre le flamand. Quand le géolinguiste se saisit de cette problématique, à partir de corpus langagiers étalonnés, il entre de plein fouet dans le champ des méthodes d'analyse sociolinguistique de la "guerre" des langues. Cette question appelle discussion: on pose en principe général à discuter que dans toute guerre, dans le temps et dans l'espace, suppose un vainqueur et des vaincus.
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