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MessagePublié: 17 Juin 2024, 14:55 
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FONDEMENTS DE LA DESCRIPTION SYNTAXIQUE ET SÉMANTIQUE D'UN CORPUS DE PROVERBES OCCITANS
Propositions de Jean-Louis Fossat

Il est fréquent et attendu, normal, que la dialectologue et les dialectologues, de leur poste d'observation, puissent fournir des données validées au laboratoire de syntaxe et de sémantique, pour manipulation, description, exploitation de données d'empirie.
Nous proposons un mode de collaboration doit beaucoup à l'expérimentation plus ou moins conduite par les ateliers de dialectologie romane, dans une chaîne de travail; nous voulons simplement contribuer à la mise en place ordonnée d'une hypothèse permettant d'explorer efficacement des données dialectale empiriques.

QUELQUES REPÈRES POUR COMMENCER: TYPOLOGIE LINGUISTIQUE
ANALYSE SYNTAXIQUE ET SÉMANTIQUE COMPAREE DE CORPUS DE PROVERBES OCCITANS

La fonction parémiologique étant générale, liée aux fonctions d'iconicité (thèses et théories de l'iconisme), se prête aux analyses typologiques (TL), plus qu'aux analyses du changement linguistique (CL): le linguiste, peut comparer des plans d'expression en tongien, tagalog des Philippines, tcherkesse, langues indo-européennes, langues romanes, langues chamito-sémitiques, pour peu qu'il se donne un but, un objectif, une méthodologie, des principes directeurs de l'organisation du matériel linguistique et un cahier de charges des étapes d'exécution d'un projet scientifique en rapport avec un projet de formation.

I. ÉLÉMENTS DE LA FONCTION DE PROVERBIALITE
Par rapport aux définitions initiales annoncées en introduction, nous mettons en évidence, compte tenu de nos choix théoriques, compte tenu des avancées de laboratoire dues aux "normes, mesures et essais" opérés à partir de grandes ou moyennes bases de données parémiologiques, et compte tenu de notre propre manipulation d'un corpus expérimental analysé et validé, les propriétés suivantes de la fonction de proverbialité.
Nous reprendrons en conclusion pas à pas, en fonction du plan de notre exposé introductif, les conclusions partielles déposées tout au long de notre démonstration relatives aux caractéristiques suivantes:
- fonctionnalité graduelle
- fixité graduelle
- variation et usage
- classses de paraphrases et facteurs syntaxique, sémantique, pragmatique
- Actes de langage et Méthodes d'analyse en "couches" syntaxique, sémantique, pragmatique, sur couche lexicale (information lexicale, grammaticale, sémantique) dans le cadre des algorithmes d'une grammaire fonctionnelle (GF) de caractère "local" (grammaires locales)
- représentation dans le cadre d'une analyse en couches
- Proverbialité et éléments d'une psychologie de la parole
1.1 Fonctionnalité et modélisation fonctionnelle
La proverbialité attestée se définit en termes de gradient
- gradient d'informativité
- gradient de communicativité
- gradient d'expressivité
Valider cette conclusion suppose mise en oeuvre de moyens de caractère lexicométrique, voire stylométrique sur de grandes bases de données; nous formulerons plus loin, à cet égard, un corps de proposition qui concerne non la présente étude, mais ses prolongements en programme de recherche scientifique déposé par le laboratoire (C.Li.D Opération n° 6 UMR CNRS).
1.2 Gradient de Fixité structurale et modélisation structurale
1.2.1 Fixité relative de la forme sonore signifiante
L'hypothèse de la fixité, définie par rapport à l'idiomaticité et aux degrés de figement lexical telle que posée en introduction (2.3.2) est vérifiée en termes de fixité graduelle, par rapport à un degré zéro de la non-fixité, en termes d'échelle absolue permettant une évaluation (avec mesures) de la quantité de mouvement décrit:
- mouvement phonétique de l'information lexicale dans des blocs
- mouvement catégoriel au plan de l'information lexicale
- mouvement syntaxique (types de phrase, mouvement sur les constituants et leur ordre)
- mouvement rhétorique, par rapport à un degré zéro de la figurativité mouvement pragmatique, par rapport à un degré zéro de l'acte de langage, qui nous ramènerait à niveau de description des Etats de langue (EDL) à partir d'un dictionnaire de critères ou dictionnaire de variables, par rapport auxquels pourraient être opérées des mesures permettant d' établir une norme, les écarts stylistiques par rapport à elle et les comportements variationnistes observés.
- Mouvement logique par rapport à un degré zéro de mouvement dans la forme logique, ou forme propositionnelle.
L'hypothèse de fixité graduelle est vérifiée
- par l'analyse syntaxique en couches; qui constitue en quelque sorte l'équivalent d'une "grammaire locale du proverbe" qui serait acceptée par des algorithmes à états finis (méthodes pratiquées par les grammaires transformationnelles); il convient toutefois de faire observer que nous n'avons pas ici mis en oeuvre les opérations de transformation telles que définies dans le cadre théorique des grammaires transformationnelles ou génératives.
- par l'analyse sémantique en couches qui fait appel à une méthodologie de marquage des rôles ou cas, ou fonctions sémantiques (rôles thématiques dans le cadre des sémantiques génératives)
- par l'analyse pragmatique en couches
Une telle conclusion semble rejoindre les conclusions d'Elhami-1990 relatives à la fonction d'idiomaticité, dans une étude en couches s'inspirant des hypothèses fonctionnelles de W. Makkai.
1.2.2 Bases historiques de la fixité
Le rappel historique opéré permet de comprendre, des origines de la parole (Salomon) aux origines de l'écriture des sentences faisant corpus de prescription fondées sur des "règles de sens commun" (RSC) le fondement mémoriel de cette fixité graduée.
1.2.3 Cette fixité graduelle, visible au niveau des inventaires de segments répétés (SR) en dehors même de toute étude lexicométrique ou stylométrique, est liée à l'usage, aux us et coutumes pragmatiques, et aux conditions de normaison de l'acte pragmatique même: ceci répond grosso modo aux thèses de la délocutivité de Ducrot et Anscombre, par rapport aux concepts et méthodes d'Austin, Searle, Grice.
1.2.4 Cette fixité relative est à mettre en relation directe avec le principe d'économie qui régit le domaine des actes de langage normés. Le proverbe, forme resserrée, est une forme qui, de fait, réduit par procédure de lemmatisation lexicale, syntaxique, sémantique, pragmatique, rhétorique; c'est pourquoi on parvient bien à le maîtriser avec une méthodologie de déclaration des descripteurs syntaxiques, sémantiques, rhétoriques associés.
1.2.5 On a enfin mis en évidence un gradient de brièveté, en rapport avec l'observation précédente; les paraphrases produites constituent dans l'ensemble des blocs (chunks de durée similaire, voire identiques, avec modification lexicale portant sur des mots de même brièveté)
1.2.5 Fixité dans l'ordre de la création de discontinuités sémantiques répondant au souci de persuader par la formulation fixe: fixité lexicale, grammaticale, fixité rhétorique par la mise en oeuvre d'une bibliothèque de topoi construisant les "lieux communs" (V. sur ce point encore ANSCOMBRE-1994 Langue Française).
1.3 Variation énonciative et usage
La variation dont il s'agit ici n'est pas une variation proprement linguistique, mais une variation énonciative. Elle peut se doubler d'une variabilité de langue proprement dite, pour les langues à variation constituant la mémoire de l'Europe Linguistique (Weinreich-1994, Langue Française)
1.3.1La variation énonciative est démontrée par le classement opéré sur critères de variables énonciatives à base syntaxique, sémantique et rhétorique
1.3.2 Le subclassement par genres et sous-genres, tel qu'il est proposé paar la tradition dans la longue durée des analyses rhétoriques, ethnolittéraires (sentence, maxime, dicton, formule, devinette, énigme, idiomaticité etc...) ne semble pas totalement validé par les outils de classification, faute d'avoir créé des indicateurs explicites de genre, constituant des "variables illustratives", catégories imposées a priori, mais surtout faute d'avoir imposé une classification linguistique, énonciative et argumentative, syntaxique constituant des clases de critères proprement linguistiques.

1.4 Classes de paraphrase et structure logique du proverbe
1.4.1 L'analyse syntaxique, sémantique et pragmatique du corpus expérimental selon notre protocole a mis en évidence la structuration graduelle de classes de paraphrases; on les appréhende par la perception soit des différences fondées, soit des ressemblances, sans calcul d'indices relatifs tels que indice relatif d'identité et indice relatif de différence, puisque l'on n'a pas voulu pratiquer une méthode stylométrique au vu de la taille du corpus expérimental; c'eût été utiliser à mauvais escient un outil "surpuissant", de l'avis général de tous les "experts" du domaine sémantique et sémiologique.
1.4.2 Cette conclusion se fonde sur un protocole d'analyse en couches des énoncés paraphrastiques, syntaxiquement étiqueté, sémantiquement étiquetés; cet étiquetage double étant affiné par un étiquetage ou marquage de la figurativité, tel que proposé par les conceptions d'analyse locale en couche depuis les années 1970 par les stylométriciens romanistes, au rang desquels on compte Jean Roche et ses successeurs stylométriciens (André Camlong).

1.5 Actes de langage dans les méthodes d'analyse en couche
L'analyse des segments répétés permet de mettre en évidence les marquers explicites ou implicites (effacés) des actes de langage tels qu'ils peuvent être hiérarchisés par rapport aux diverses théories qui ont structuré le champ.
La seule analyse des segments répétés a confirmé la réalité de régulartités catégorielles et syntaxiques qui fonde une telle hiérarchie:
- fréquence catégorielle des catégories de deixis
- fréquence catégorielle de la modalisation verbale et de ses adjuvants
- fréquence catégorielle de la négation, étudiée dans le cadre d'une théorie sémantique (A. Culioli), pragmatique (O. Ducrot, Anscombre) ou logique (Jean-Baptiste Grize, dans ses analyses de la contradiction, Centre de Sémiolinguistique de l'Université de Neuchâtel)
- fréquence catégorielle de la répétition de combinaison de marques énonciatives: Démonstratif + Relatif +/- négation +/- auxiliaire modalisateur; ceci est à mettre en rapport avec l'hypothèse d'existence de "patterns" ou schémas types.
Telles sont les régularités de la mise en signe, en rapport avec les régularités de construction des actes prédicatifs.
1.6 La représentation dans une analyse en couches.
Toute interprétation du proverbe suppose la construction d'une représentation; toute représentation suppose choix explicite d'un formalisme, d'une formalisation suffisante, opérationnelle; on résumera ici les méthodologies de la construction, par étapes, d'une analyse en couches
1.6.1 L'étape lexicale
- sélection de schémas candidats
- accès lexical= indexation, relations, segments répétés, corrélations
- intégration/implantation en mémoire
1.6.2 L'étape syntaxique
- extraction par étiquetage-marquage (ou par arbres, ailleurs) des régularités qui conbstrruisent les indicateurs syntagmatiques, associés à des indicateurs prosodiques et métriques d'énoncé rythmé, allitéré, versifié en prose ryhthmée)
- ce résultat s'obtient par l'élaboration d'une grammaire locale de type fonctionnel (GG) conduite par une analyse locale en couches (Patrick Constant-1991); toutefois ce dernier n'applique la méthodologie qu'aux propriétés sémantiques que peut mettre en évidence une grammaire prédicative fonctionnelle du type de celle préconisée par Lucien Tesnière.
1.6.3 L'étape sémantique.
Elle consiste à marquer
- les rôles sémantiques (dissymétrie Sujet/objet, aux positions argumentales (X) et (Y) de l'acte de prédication construit; brisure de symétrie; propriétés fractales)
- les faits de prototypie lexicale sont en revanche repérés à l'étape lexicale, par une méthodologie relationnelle qui met en évidence le nombre de termes qui bornent la construction relationnelle d'un concept (se méfier de l'eau qui dort; dire à sa fille ce qu'on adresse de fait à sa bru).

- L'établissement d'une couche de règles de sens commun relève en revanche de cette étape
1.6.4 Etape rhétorique
- marquage de la figurativité et profil de figurativité
- profil d'expressivité
- bilan des faits de focalisation en rapport avec la fonction expressive
1.6.5 Etape pragmatique, couche pragmatique: la force illocutoire
Cet encodage s'opère à partir d'uns subcatégorisation du domaine verbal correspondant à la catégorisation des actes de langage (dire, ne pas dire, faire, ne pas faire, permettre, faire dire, vouloir dire, vouloir faire etc...
1.7 Mise en vidence d'un ordonnancement hiérarchique de catégories énonciatives structurantes
- variables argumentales (X) et (Y)
- transformations par focalisation
- mise en évidence des variables du domaine verbal
- subclasse des verbes performatifs
- subclasse des suites en être
- subclasse des suites en faire
- subclasse des suites verbales comportant des modaux auxiliaires
- mise en évidence des formulations de topoi
- mise en évidence de la fonction de la comparaison intensive
- mise en évidence de la formulation des relations de conditionnalité
- mise en évidence de ls spécification adjectivale

1.8 Mise en évidence de classes de forme logique
La stratégie de repérage des segments répétés peut mettre de telles régularités en évidence à condition que l'on associé une forme logique explicite, marquée, à chaque énoncé analysé d'un corpus de base, soumis à exploration.

1.9 Il en va de même des propriétés de symétrie/antisymétrie/dissymétrie mis en évidence, classables à partir d'un marquage systématique des énoncés (sur ce point V. Fossat-1995, travaux en cours sur une base de données de proverbes occitans).
1.10 Production et compréhension.
1.11 Limites de validité de l'analyse
- hors méthodologie d'analyse exploratoire de données
- avec recours à une méthodologie d'analyse exploratoire de donnée, à qui l'on demande exclusivement de valider une hypothèse et le choix d'une méthode, comme cela a déjà été effectué par Alsandouk (Alsandouk-1990).
Ce qui est vérifié l'est à partir d'un dictionnaire de critères explicite.
Ce qui reste à valider relève d'une subcatégorisation plus fine du domaoine verbal.
L'hypothèse de l'organisation d'un réseau proverbial reste à vérifier en totalité (système sémantique complexe auto-organisé)

2 PROVERBIALITÉ ET PSYCHOLOGIE DE LA PAROLE
Plusieurs fois nous avons de manière allusive ou appuyée mis en évidence les liens entre fonction de proverbialité et sciences cognitives, en termes de psychologie de la parole (Sur ce point V. LINX 29, 1993-2 Psychologie de la Parole, et singulièrelement les contributions de Delais, Albano, Scliar-Cabral).
L'énoncé proverbial, dans ce cadre théorique est mis en mémoire par un "art de la mémoire"; c'est un outil cognitif constitué par une phrase porteuse, simple ou complexe, alliage d'une logique de l'action et d'une logique obéissant aux règles langagières de toute verbalisation: a cet ensemble, est associé un ensemble de stratégies phonologiques à base phonétique; à titre d'exemple, on connaît pour le français, la stabilité du sous-ensemble reposant sur une attaque ou amorce par une syllabe /ki/ morphème relatif générisant (qui veut voyager loin, ménage sa monture); c'est pourquoi, la méthodologie d'analyse suppose une organisation des fichiers selon des méthodes de parsage (parsing):
- parsage syntaxique
- parsage sémantique
- parsage morphophonologique
- parsage lexical: on entend par là l'ensemble des procédés permettant de définir l'accès lexical, ou traitement de l'information lexicale (morphologie et délimitation des expressions lexicales composées de mots occupant des positions argumentales (montagne claire, plaine obscure: demain la pluie).
- parsage prosodique
Le tout constitue un ensemble qui peut être traité par une grammaire locale énonciative, à composante phonologique, phonétique et prosodique, valide pour l'ensemble des sujets constituant un groupe social donné et stable au-delà d'une génération.
Au sein de cet ensemble de moyens, l'arbre prosodique, par rapport à la fonction de proverbialité, assure la perception de la démarcation des unités syntactico-sémantiques produites, assure la perception de l'organisation du message; d'oû le rôle fondamental des principes rythmiques dans la structuration prosodique.
Des trois points de vue pris successivement (points de vue de la description, point de vue de la perception et point de vue de l'apprentissage), on peut penser que celui de l'apprentissage, donc de la transmission, revêt une importance particulière.
Rimes alvéolaires en /i, y/
(1) A la Sainte Catherine, tout bois prend racine
( 2) A la Sainte-Luce, les jours s'allongent d'un saut de puce
De même type:
(3) Aujourd'hui ami/Demain ennemi
Rimes pharyngales en /a/
(3) S'il pleut à la Saint-Médard, il pleuvra quarante jour plus tard
Rimes mixtes
(4) Le tabac t'abat/La nicotine te mine
(5) La patience vient de Dieu/L'impatience vient du démon
(6) Qui trop se hâte/Reste en chemin
(7) A la fille point d'alphabet ET point de maison a étage
(8) Apère avare/fils prodigue
La méthode est généralisable à toutes les langues, ainsi l'occitan:
Deisha pishar l'aucat/veiram ont a lo cul
Ce proverbe facétieux est la forme resserrée d'un conte, d'une histoire: il était une fois un homme qui ne savait pas si l'oison était mâle ou femelle; sa femme lui dit:
"¡ mais ! pauvre homme ! laisse donc pisser, et on verra où il a le cul"...

3. SCHÉMATISATION DE LA MÉTHODE
HYPOTHESE COGNITIVE (PSYCHOLOGIE DE LA PAROLE)
LISTE INITIALE (données empiriques)
CORPUS DE PARAPHRASES (données empiriques préclassées)
ENQUÊTE
CORPUS DÉRIVÉ PRODUIT
ANALYSE SYNTAXIQUE
ANALYSE SEMANTIQUE
ANALYSE PRAGMATIQUE
ANALYSE LEXICALE (ACCES LEXICAL)
ANALYSE PROSODIQUE
ÉTIQUETAGE
PARSAGE
ACCÈS LEXICAL ET PROPRIETES PHONIQUES/PROSODIQUES
ÉTIQUETAGE DE LA FIGURATIVITÉ
DICTIONNAIRE DE CRITÈRES
ETABLISSEMENT DE CLASSES
CLASSES DE VARIANTES
VARIANTES DE SUBSTITUTION
VARIABLES PAR TRANSFORMATTION
VARIABLES PAR AJOUT DE SPÉCIFICATIONS
VARIABLES PAR ÉQUIVALENCE (variantes énonciatives)

VALIDATION
- indexation hors contexte
- classes lexicales (catégorielles)
- classes de segments répétés pertinentes dans le cadre de l'hypothèse
- analyse en contexte
POURSUITE DE LA VÉRIFICATION PAR RECOURS A UNE METHODOLOGIE ENRICHIE DE L'ANALYSE EXPLORATOIRE
- lemmatisation lexicale
- marquage syntaxique
- marquage catégoriel et subcatégoriel.
- marquage de la figurativité et de l'expressivité.

En ce sens l'étude de la fonction parémiologique aurait une portée générale et pourrait s'appliquer aux conditions de perception d'énoncés d'apparence non parémiologique:
" Vous avez bombardé le paradis mésopotamien" compris: ce que vous avez bombardé, c'est le Paradis Mésopotamien (Bagdad), paraphrasable en "vous avez bombardé le Paradis Perdu (Bagdad)".
La fonction parémiologique ne s'analyse pas différemment et séparément de la fonction syntaxique générale; c'est pourquoi toute étude parémiologique fondée sur exemplier, quelle que puisse en être la taille, suppose, outre la reconnaissance des collocations fixées en phraséologie, l'analyse fine de la valence:
- valence verbale (subcatégorisation sémantique)
- valence nominale et adjectivale
- valence adverbiale
- valence prépositionnelle
- valence conjonctionnelle (expression par amorce conditionnelle ou temporelle, causale, oppositionnelle (concession; expression de la proposition variable à opposition inopérante).
En résumé, on peut dire que l'anti-relation Discret/Continu constitue le principe dynamique crucial de structuration des Univers obéissant aux règles de formation de la proverbialité, par des utilisateurs du langage, pour des destinataires constituant la cible visée.
Une telle notion contribue à renouveler les vues habituelles sur l'opposition Discret/Continu, qui, dans cet Univers, est propriété non des choses, mais de l'Univers discursif organisé.
Cette notion est susceptible d'éclairer l'anti-relation Abstrait/Concret, si souvent mise en oeuvre par la fonction de proverbialité.. Cette notion est au coeur de l'analyse sémantique, comme au coeur des théories relevant des philosophies du langage
Ceci explique l'importance cruciale que prend l'expression temporelle et modalisante dans la production et la perception de liens informatifs: le lien informatif, c'est ce par quoi l'acte de prédication est introduit dans la structure logico-sémantique, pour une langue naturelle donnée; le lien informatif statique définit le thème discursif; le lien informatif dynamique caractérise le propos, non le thème discursif, et, dans cette mesure, permet de réaliser une phrase comme unité énonciative: "vous avez bombardé le Paradis Mésopotamien" ( selon la phrase rapportée du très médiatique philosophe et épistémologue Michel Serres).
Ces deux concepts peuvent être formalisés, pour créer une représentation; cette distinction permet ici de prendre en compte les dissymétries de codage et de décodage , ainsi que la chronologie de la réception-perception.
Il n'est pas étranger à notre thèse que l'orientation des applications doive faire appel à l'analyse de grands corpus pris aux cultures populaires, tels que les traite, par exemple un grand Institut tel que "The Manchester Institute for Popular Culture", les groupes Langues et Culture pour l'ensemble des Langues Naturelles, entre grammaires et ethnographie de la communication. C'est ce que nous appelons savoirs opératoires cognitifs. Nous avons à peine commencé à comprendre le poids de ce renouvellement de nos approches dialectales.


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