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PAROLE, dans les années 1965-1998;quelques précisions indispensables. - paroles du travail des paysans, des paysanneries en relation avec les caractéristiques dialectales, et la poussée de la langue nationale; le français. Quand Gérard Noiriel 1960 parle d' "histoire populaire", il vise pratiquement exclusivement les classes ouvrières, à l'opposé de Leroy-Ladurie qui vise exclusivement les classes paysannes - Nous avons tenté de rétablir un juste équilibrage d'une part en interrogeant toutes les clases de travail dans leurs interactions. Ainsi un paysan, qui parle "patois", est nécessairement confronté sur une scène de marché du bétail à un commerçant, ou à un boucher qui, eux , ne parlent pas nécessairement la langue du paysan producteur. Ceux qui sont issus du monde de la paysannerie, parlent le plus souvent comme les paysans avec les paysans, mais par ailleurs la langue nationale française, en dehors de leurs relations professionnelles Ce problème est traité à partir des données recueillies des années 70 à nos jours, par recours à des méthodes d'analyse régionale des données de parole multi-niveaux D R F dF. cf. Fossat-2024/2025 3 volumes accessibles en ligne sur site occiton.free.fr. Nos corpus analysés , s'ils concernent majoritairement les classes paysannes des bourgs ruraux, n'excluent en aucun cas les usages des métropoles urbaines d'une part; et par ailleurs nous n'avons jamais exclu le recueil de parole dans toutes les classes de travail; ainsi parler et paroles des mineurs de Carmaux (Daniel Gonzalez); paroles d'ouvriers boulangers, comme d'ouvriers bouchers confrontés à des échanges avec les classes rurales comma avec les classes urbaines des viles et des bourgs. La logique qui préside au recueil de données d'atlas linguistique est tout autre: il s'agit de sélectionner l'informateur qui est jugé le plus apte à connaître et parler le dialecte, dans la zone X au point X1,n.
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